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INFORMATIONS Ashes to Ashes est un court-métrage non-officiel tourné en 13 jours et postproduit en France entre 2006 et 2008. Le fan film est basé sur le personnage de Batman créé par Bob Kane et sur l’univers graphique de Sin City de Franck Miller sur un scénario original de Samuel Bodin et réalisé par Julien Mokrani & Samuel Bodin. |
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L'AVENTURE En pleine vague des super-héros, et profitant de la réhabilitation de Batman grâce à Christopher Nolan, les deux jeunes cinéastes Julien Mokrani et Samuel Bodin se sont lancés dans le projet ambitieux d’un court-métrage autoproduit qui nous plonge au cœur de Gotham City. « Un jour, Julien m’a chopé à la sortie de mon école d’acteur » raconte Samuel. « Il voulait savoir si parmi tous mes scénarios, il n’y avait pas un plus fou que les autres, du genre complètement irréalisable, mais qu’on serait assez con pour tenter de concrétiser ! Il se trouve que, depuis plusieurs mois, j’avais dans mon ordi un projet fantasme : une crime story située à Gotham dans les années 30. |
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Le scénario faisait une centaine de pages. Julien m’a demandé de réduire à 20 feuillets. A l’idée de le couper, j’en ai pleuré ! Puis, finalement, je l’ai fait ». « Notre Batman n’est pas humain » précise Julien. « C’est une ombre vengeresse, sa silhouette est très découpée, vampirique et anguleuse. Le seul trait que nous avons emprunté au Batman de Nolan c’est sa voix profonde et dure. Pour le reste nous nous sommes inspirés autant de l’univers de Miller (Dark Knight, Sin City) que du Batman de l’Asile d’Arkham de Dave McKean. Nous avons également emprunté au look rétro du Joker de Tim Sale. » |
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Et Samuel d’ajouter : « C’est comme une sorte de Nosferatu démesuré dont il serait impossible de délimiter les contours. Une divinité furieuse, en quelque sorte. Et dire qu’on s’est servi de fil de pêche et de tissu ! D’où notre fierté devant le résultat, rendu possible grâce au boulot extraordinaire que les gars ont abattu en post-prod ». Car de la post-prod, il y en a beaucoup, la plus grande partie du court ayant été tournée sur fond vert. Julien explique « Visuellement, nous sommes partis des recherches de R. Rodriguez, mais nous sommes arrivés à un autre constat : ce qui nous plaisait, c’était de faire le moins de 3D possible, de travailler sur des aplats 2D. Tout ça pour se rapprocher au maximum de la sensation « bande dessinée ». Les ciels de 300, les aplats de Gotham by Gaslight de Mignola et des centaines de ref’ photos du New York des années 20 à 40 nous ont permis de construire notre Gotham. Une ville qui, en 1939, n’est toujours pas sortie de la grande crise. |
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| Propos recueillis par R-One Chaffiot pour le magazine Mad Movies | ||
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